Le scarabée japonais :
un danger pour la nature genevoise
L’été 2025 a marqué un tournant inquiétant pour Genève : le scarabée japonais (Popillia japonica) a été identifié pour la première fois sur la rive gauche, dans les communes de Collonge-Bellerive, Corsier et Meinier. Originaire du Japon, il a franchi les frontières suisses en voyageant clandestinement dans des plantes en pot, du gazon en rouleaux et des sacs de terre importés.
Petit, vert métallisé et cuivré, il s’attaque à plus de 400 espèces végétales. En surface, les scarabées mangent tout : feuilles, fleurs et fruits. Sous terre, leurs larves sectionnent les racines. Résultat : des vignes, des vergers et des jardins entiers peuvent dépérir. Pour Genève, cela signifie une menace directe pour nos produits locaux, du vin aux fruits, mais aussi pour les entreprises viticoles, agricoles et horticoles qui font la richesse de notre région.
Les conséquences économiques peuvent être lourdes : perte d’une partie de notre patrimoine viticole, jardins privés et pelouses détruits, fruits et légumes locaux en baisse sur les étals, dépenses supplémentaires pour les communes.
Face à ce fléau, la lutte est imposée par la loi et doit être menée par tous. Concrètement, dans le secteur où le scarabée a été découvert (Collonge-Bellerive, Corsier et Meinier), il est interdit de déplacer, hors de cette zone, de la terre, des déchets verts ou des plantes en pot. L’arrosage des pelouses y est également suspendu de juin à septembre pour empêcher le développement des larves. Le canton a déployé un réseau de pièges pour surveiller la situation.
La réussite dépend surtout de vous : si vous voyez un scarabée suspect, capturez-le, prenez une photo et signalez-le immédiatement à l’OCAN (phyto-agro@etat.ge.ch). Chaque geste compte pour protéger nos jardins, nos vignes et nos produits locaux.
